Biomasse et biodiversité forestières
  • Accroissement courant maximum (d’un peuplement forestier) : il est atteint lorsque la différence d’accroissement entre deux années successives atteint son maximum.
  • Age d'exploitabilité : durée du cycle sylvicultural d'une essence ou âge auquel les arbres au stade de la régénération peuvent être exploités, compte tenu des objectifs
  • Allochtone, ou exotique ou exogène : se dit d'une espèce d'origine étrangère, introduite dans un peuplement
  • Amélioration (coupe d') : Coupe améliorant la qualité et à moyen terme la stabilité d’un peuplement forestier. Elles apparaissent sous la dénomination de première, deuxième, troisième éclaircie…
  • Aménagement forestier : Définition d’objectifs assignés à une forêt en tenant compte des contraintes techniques, économiques, réglementaires, sociales et environnementales, ainsi que l’organisation dans le temps et dans l’espace des moyens (coupes, travaux, financements) à mettre en œuvre pour atteindre lesdits objectifs. Le terme est habituellement réservé aux forêts gérées par l’Office National des Forêts. CRPF Limousin
  • Amendement : apport de calcaire (amendement calcique ou calco-magnésien) ou de chaux réalisé pour provoquer une remontée du pH, améliorer la disponibilité des éléments minéraux (en libérant ceux contenus dans l’humus notamment) ainsi que la structuration du sol
  • Andainage : rassemblement, manuel ou mécanique, des rémanents d’exploitation en les alignant en tas longilignes – les andains – pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur
  • Arbre : Dans les documents de l’ONF sont désignés par arbre, les tiges de catégories de diamètre à 1,30 m de 30 cm et plus pour les chênes et hêtre et de 25 cm et plus pour toutes les autres essences.
  • Autochtone : désigne une espèce ou une population originaire d'une zone déterminée, par opposition aux espèces introduites dites allochtones ou exogènes
  • Autoéclaircie des peuplements forestiers : mortalité des brins ligneux dominés par d’autres.
  • Balivage : Opération qui consiste à sélectionner dans un taillis riche ou un taillis-sous-futaie des brins d'avenir (baliveaux), sains, vigoureux, de bonne conformation et capables de donner du bois de qualité (bois d'œuvre) pour constituer par la suite une futaie.
  • Baliveau (n.m) : le baliveau est un arbre réservé dans la coupe d’un taillis, pour qu’il puisse croître en futaie. C’est une tige vigoureuse de l’âge du taillis, si possible de franc-pied ou bien inséré sur la souche, d’essence précieuse, de bonne qualité (sain, bien développé, à cime équilibrée, avec un tronc déjà formé d’au moins 6 mètres
  • Bille : portion d’un bois rond, recouvert ou non de son écorce. On distingue la bille de pied (première bille à partir de la base de la grume) et la surbille (deuxième bille, en général de moindre qualité)
  • Billon (ou rondin) : bille courte, d’une longueur généralement comprise entre 1 et 3 m, sans distinction de diamètre
  • Biocarburant : Les biocarburants mobilisent toute matière solide, liquide ou gazeuse d'origine végétale ou animale utilisée à des fins de transport. Les formes liquides ou gazeuses sont obtenues à partir des formes solides par extraction (par exemple l'huile ou les graisses) ou par transformation de la biomasse (par exemple thermoconversion). Il existe deux filières de biocarburants produits à partir de la biomasse agricole ou forestière, ou de leurs co produits : les huiles et leurs esters, les alcools et leurs éthers.
  • Biodiversité : Selon la Convention sur la diversité biologique, la biodiversité est la « variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie - cela comprend la diversité des espèces et entre les espèces ainsi que celle des écosystèmes »
  • Biomasse : masse totale de matière vivante, que ce soit pour une population- pour une communauté ou pour un niveau trophique donné dans un écosystème
  • Bois certifié : bois issu de forêts gérées de manière durable. Deux systèmes de certification sont actuellement reconnus en France : FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC (Pan European Certification Council). La certification implique que le propriétaire de la forêt dont sont issus les bois soit certifié et que l’entreprise ait mis en place sa chaîne de contrôle et obtenu sa certification.
  • Bois de chauffage : Bûches de différentes longueurs destinées au chauffage domestique et plus rarement au chauffage de petits locaux collectifs (lycées, collèges, maisons de retraite...).
  • Bois d’industrie (BI) : bois rond en principe non apte au sciage, déroulage ou tranchage, et normalement destinés à des emplois industriels (poteaux, bois de mines, panneaux, pâte à papier…)
  • Bois d’oeuvre (BO) : bois destiné au sciage, au tranchage, au déroulage…
  • Bois énergie (BE) : bois destiné à l’énergie sous forme de bûches ou de plaquettes.
  • Bois fort : bois du tronc et des branches de diamètre supérieur à 7 cm.
  • Bûche : Bois ronds ou fendus (25 cm à 1 m), issus de l'exploitation de la forêt, des haies et des vergers et utilisés comme bois de chauffage.
  • Cavicole (espèce) : désigne une espèce qui dépend d'une manière ou d'une autre, au cours de son cycle de vie, de cavités formées dans les arbres (y compris caries de coeur, fentes sous écorces décollées et terreaux des cavités et des fentes)
  • Chablis : arbre renversé (déraciné) par le vent - par extension ce terme peut aussi désigner une surface forestière touchée par la tempête, quel que soit le pourcentage d'arbres àterre
  • Cloisonnement : ouverture linéaire (plus ou moins large) dans des peuplements pour faciliter, soit les travaux d'entretien, soit les travaux sylvicoles (cloisonnement sylvicole), soit les exploitations (cloisonnement d'exploitation)
  • Composition : Proportion relative de chacune des essences principales qui se rencontrent dans un peuplement forestier
  • Conversion : Opération sylvicole consistant à passer du régime du taillis (peuplement renouvelé par rejets) à celui de la futaie (obtention de semis à partir du peuplement vieilli).
  • Coupe : Opération programmée d'exploitation d'un ensemble d'arbres désignés pour être abattus
  • Coupe définitive : Coupe des derniers portegraines ou des dernières tiges du peuplement initial
  • Coupe rase : Coupe préparatoire à une régénération artificielle et éliminant un peuplement en vue de la création d'un nouveau peuplement.
  • Débardage : tansfert des bois courts par portage entre la zone où ils ont été abattus et un lieu accessible aux camions
  • Déboisement : Le déboisement consiste en l’enlèvement d’arbres. La coupe à blanc n’est pas considérée comme déboisement si elle est suivie de régénération naturelle ou artificielle ou abandonnée de façon à laisser revenir la forêt naturellement.
  • Débusquage : transfert des bois, généralement longs, par traînage entre la zone où ils ont été abattus et un lieu accessible aux camions
  • Délignures : déchets de sciage comportant encore de l'écorce (lors du délignage, on dit aussi délignures.)
  • Dépôts occultes : nom parfois donné à la partie des dépôts atmosphériques qui retombent au sol (directement ou d’abord sur la végétation) sous forme de fines gouttelettes de nuages ou de brouillard.. En montagne en particulier, cette forme de dépôts peut être importante. Ces dépôts font partie des dépôts humides (par opposition aux dépôts secs) qui comprennent les apports par les pluies, la neige et, donc, nuages, brouillard, rosée.
  • Dépôts secs : partie des dépôts atmosphériques qui retombent au sol (directement ou d’abord sur la végétaion) sous forme de gaz ou d’aérosols. Ils peuvent représenter une partie importante des dépôts atmosphériques près des sources d’émissions (exemple : émissions d’ammoniac).
  • Dépressage : Eclaircie de jeunes semis ou rejets en densité trop forte, sans récupération d'aucun produit ligneux vendable.
  • Disponibilité : C'est la quantité de bois qu'il serait possible de prélever dans une zone donnée pendant une période future si l'on applique des règles raisonnables de gestion. Une disponibilité correspond à un volume mobilisable en fonction (1) de la structure initiale des peuplements en âge et en diamètre et (2) des modes de gestion sylvicole. Ressource et disponibilité sont deux notions complémentaires mais de nature différente : la première est statique (stock), la seconde est dynamique (flux).
  • Disponibilité brute : La disponibilité "brute" correspond le plus souvent à un volume maximum car elle ne tient pas (ou peu) compte des contraintes techniques, environnementales, sociales et économiques qui limitent la mobilisation effective des bois. Par exemple la disponibilité brute est indépendante du contexte local de transformation des bois, qui peut être amené à fluctuer pour des raisons structurelles et conjoncturelles.
  • Disponibilité technico-économique : Il s’agit de la disponibilité brute qui reste exploitable après avoir intégré les contraintes techniques (pertes en exploitation), environnementales (maintien de la fertilité des sols), et économiques (prix de revient).
  • Diversité biologique taxinomique (richesse, équitabilité, composition) : La diversité taxinomique (d’une communauté ou d’un ensemble de communautés) résulte de la combinaison de trois aspects, deux aspects quantitatifs et un aspect qualitatif : 1) la richesse, c’est-à-dire le nombre total d’espèces de la communauté. Plus la richesse est grande, plus la diversité est élevée. Cette quantité n'a de sens que précisée par rapport à l'échelle à laquelle elle se rapporte - 2) l'équitabilité, c’est-à-dire la répartition en proportion de toutes les espèces de la communauté (cf. suite pour une définition plus précise). Une communauté est dite équirépartite lorsque tous les taxons qui la composent ont la même abondance. Par convention, plus une communauté tend vers l’équirépartition, plus sa diversité augmente. De même, à équitabilité donnée, plus la richesse taxinomique est grande, plus la diversité augmente. 3) la composition en espèces : c’est l'identification des taxons qui constituent une communauté, ainsi que leur nombre (ou fréquence) et leur densité. Deux communautés peuvent avoir un niveau équivalent de richesse et d’équitabilité, avec des cortèges d’espèces très différents. On ajoute parfois à ces trois composantes une quatrième, relative aux dépendances ou interactions entre espèces
  • Diversités alpha, beta, gamma : ces différentes formes de diversité peuvent se définir pour un indice de diversité "neutre" donné. La diversité gamma d'un ensemble de relevés est la « diversité » du relevé moyen obtenu en faisant la moyenne de tous ces relevés (sa valeur sera d’autant plus grande que le nombre d’habitats différents dans la région considérée est élevé et que la diversité de chacun des habitats est élevée). La diversité alpha est la moyenne des diversités de chacun des relevés (considérés séparément). La diversité beta est la différence ou le rapport entre la diversité gamma et la diversité alpha Le plus souvent, la diversité alpha est calculée au niveau d'un relevé relativement homogène alors que la diversité gamma est calculée sur un ensemble de plusieurs relevés, éventuellement hétérogènes, en tout cas clairement séparés dans l'espace ou le temps
  • Diversité spécifique "neutre" : la diversité spécifique neutre est un mélange des notions d'équitabilité et de richesse spécifique. Elle quantifie quelle proportion de l'abondance est contrôlée par quel nombre d'espèces présentes. L’épithète « neutre » signifie que seuls le nombre d'espèces et leurs abondances relatives sont pris en compte dans les calculs, mais pas l'identité ni les groupes écologiques, fonctionnels, taxinomiques supérieurs des espèces
  • Dosses : dans le sciage des arbres, première ou dernière planche que l’on enlève et qui conserve son écorce
  • Éclaircie : Réduction de la densité d’un peuplement non arrivé à maturité en vue d’améliorer la croissance des arbres objectifs restants. Les produits d’éclaircie sont généralement commercialisables.
  • Effet mulch : en agriculture et jardinage, le paillis (ou mulch) est une couche de matériau protecteur posée sur le sol, principalement dans le but de modifier les effets du climat local. Si, à l'origine, le terme dérive de paille, de nombreux autres matériaux naturels ou synthétiques sont utilisés à cet effet. (WIkipedia). Par extension, l’effet mulch désigne l’effet produit par tout système produisant un effet similaire à celui produit par un mulch
  • Elasticité prix : variation relative de la demande / Variation relative du prix. L’élasticité prix est normalement négative car la demande ou consommation baisse lorsqu’un prix augmente. Une élasticité supérieure à - 1 indique une forte sensibilité au prix. L’élasticité prix est un élément très important à prendre en compte dans le cadre de la politique de prix
  • Epigés (Invertébrés) : la faune épigées représente tout ce qui vit en surface et en-dessus du sol (cloportes, vers épigés, acariens, fourmis), soit la faune se nourrissant des parties aériennes de la végétation. Elle mange toute la litière des végétaux morts et participe à sa décomposition. La faune pigée produit des excréments, creuse des galeries. Cette faune crée une porosité énorme du sol, par là une perméabilité et une fertilité indispensable
  • Epiphytes : les épiphytes sont des plantes qui poussent en se servant d'autres plantes comme support, sans parasitisme.
  • Espèce : Unité taxinomique fondamentale dans la classification du vivant, une espèce est constituée d'un ensemble de populations interfécondes, ou potentiellement interfécondes. C'est donc un groupe d'individus capables de se reproduire ensemble, et incapables de se reproduire avec des individus ne faisant pas partie de ce groupe
  • Espèce-clé ou espèce structurante : espèce dont la présence structure l'habitat d'autres espèces et conditionne par là même leur présence
  • Essence : désigne généralement une espèce d'arbre, mais ce peut être parfois une sous-espèce ou variété qui présente un intérêt en sylviculture et qui a des exigences biologiques ou des emplois particuliers.
  • Essence de lumière : essence qui doit être mise en lumière très tôt et ne peut donc se développer que dans l’étage dominant comme le chêne, le frêne ou l’épicea
  • Essence d’ombre : essence qui supporte un certain temps d’être maintenue en sous-étage comme le hêtre et le sapin.
  • Essence objectif ou essence principale objectif : essence désignée pour rester ou pour devenir à long terme, l'essence principale sur une unité de gestion
  • Fagotteuse : outil monté généralement sur une base de porteur permettant de constituer des fagots de forme cylindrique à partir des rémanents d’exploitation, après les avoir compressés.
  • Fertilisation : apport d’éléments chimiques dont le sol est carencé, réalisé dans le but d’améliorer la fertilité (est utilisée seule ou en complément d’un amendement)
  • Feuillu : Arbre à feuilles larges et molles et qui n’est pas un conifère. Il peut avoir une ou plusieurs tiges.
  • Flore vasculaire : regroupe les plantes à graines (arbres, arbustes, herbacées) et les fougères, caractérisées par la présence de racines et de vaisseaux qui permettent la circulation de la sève.
  • Forêt ancienne : forêt, exploitée ou non, caractérisée par la continuité de l’état boisé (absence de défrichement) pendant au moins 170 ans (170 à 500 ans selon les auteurs)
  • Forêt de production : Forêt dont la fonction principale ou secondaire est la production de bois, c’est-à-dire où l’exploitation est possible (sans considération de rentabilité économique) et compatible avec d’éventuelles autres fonctions (sociales, environnementales, etc.).
  • Forêt naturelle (= forêt vierge, forêt primitive, forêt originelle) : forêt primaire dont la composition, la structure, les êtres vivants ont toujours été soustraits à l’action de l’homme, si ce n’est un prélèvement par cueillette et une pression de chasse légère. Il n’existe plus de telles forêts en Europe
  • Forêt némorale : la zone climatique némorale est le biome dominant en Europe de l’Ouest, et caractérisée par un climat tempéré avec gel hivernal, et une végétation dominée par les feuillus (autres biomes : méditerranéen, boréal…)
  • Forêt primaire : forêt issues d’une succession de végétation primaire, c’est-à-dire qui, en Europe, s’est développée à partir d’un sol nu depuis l’Holocène et n’a pas fait l’objet de destruction d’origine humaine
  • Forêt subnaturelle (= à caractère naturel) : forêt primaire ou secondaire, composée d’espèces autochtones, régénérées par voie naturelle (futaie) qui a été assez peu modifiée par l’homme dans sa composition et sa structure ou dont l’exploitation a été abandonnée depuis la seconde guerre mondiale. Les six critères de subnaturalité sont l’autochtonie (génétique et spécifique) des essences, la régénération par voie naturelle, le traitement (passé) en futaie, l’absence d’intervention depuis la seconde guerre mondiale, la présence de nombreux bois morts sur pied et au sol et la présence d’arbres sénescents.
  • Frayère : le lieu où se reproduisent les poissons et les batraciens (ou maintenant amphibiens) et par extension les mollusques et les crustacés
  • Frondicole : qualifie les organismes occupant la frondaison, (le houppier, la couronne) des arbres.
  • Futaie : Peuplement constitué d’arbres issus de graines, et non de drageons ou de rejets de souche.
  • Futaie irrégulière  : structure de futaie qui n’est ni régulière, ni jardinée. La structure d’un peuplement de futaie est irrégulière lorsque l’éventail des classes d’âges sur une unité de gestion dépasse la moitié de l’âge optimal d’exploitabilité de l’essence principale, ou lorsque certaines classes d’âges font défaut. On distingue trois grands types : la futaie irrégulière par parquets, par bouquets et la futaie irrégulière par pieds d’arbres.
  • Futaie régulière : Structure de futaie dans laquelle tous les arbres ont sensiblement la même classe d’âge sur la surface d’une unité de gestion (parcelle ou sous-parcelle). Au sens large, on peut classer en futaie régulière une parcelle de futaie sur laquelle l’éventail des classes d’âges n’excède pas la moitié de l’âge d’exploitabilité de l’essence principale.
  • Gestion durable : Il n’existe pas de définition universellement reconnue de la gestion durable des forêts. La gestion durable signifie la gérance et l'utilisation des forêts et des terrains boisés d'une manière et d'une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes, aux niveaux local, national et mondial, et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes" (résolution H1 de la conférence d'Helsinki, 1993). On observe le développement d'un grand nombre de systèmes de certification visant à garantir la gestion durable des forêts et la traçabilité des produits (FSC, PEFC...).
  • Grume : Tronc d’arbre abattu, ébranché, écimé, recouvert ou non d’écorce.
  • Habitat et Microhabitat : entité écologique correspondant au lieu où vit une espèce et à son environnement immédiat, biotique et abiotique. Le microhabitat désigne un habitat de très faible étendue et spécialisé : certaines espèces sont très localisées, inféodées à des conditions d'éclairement, d'humidité ou d'autres facteurs écologiques particuliers. En forêt, le feuillage des arbres, les écorces, le bois mort, les souches sont autant de microhabitats distincts
  • Ilot de sénescence : Bouquets d'arbres maintenus jusqu'à leur mort naturelle
  • Ilot de vieillissement : Bouquets d'arbres maintenus au-delà de leur âge (ou diamètre) optimum d'exploitabilité
  • Indicateur de biodiversité : outils d’évaluation de la biodiversité construits à partir de données qualitatives, quantitatives ou descriptives mesurées périodiquement et qui permettent de faciliter le suivi des évolutions relatives à la biodiversité.
  • Indice foliaire : grandeur sans dimension, qui exprime la surface foliaire d’un arbre, d’un peuplement, d’un écosystème ou d’un biome (1) par unité de surface de sol. Selon l’échelle à laquelle on s’intéresse, l’unité de surface de sol peut être le m2, l’hectare, le km2. Pour un arbre, la surface de référence retenue est la surface de projection horizontale de son houppier. Les méthodes de détermination de l’indice foliaire peuvent être classées en deux catégories : les méthodes utilisant une mesure directe de surface foliaire et les méthodes optiques ou indirectes
  • Martelage : Opération qui consiste à choisir et désigner par une marque quelconque (faite notamment à l'aide d'un marteau) des arbres à réserver (martelage en réserve) ou à abattre (martelage en abandon et(ou) en délivrance).
  • Métapopulation : Ensemble des populations de même espèce, ou subdivisions de populations, caractérisées par des processus d'extinction et de recolonisation locales
  • Multifonctionnalité de la forêt : c'est un concept qui fait référence aux différentes fonctions productives, sociales et environnementales de la forêt
  • Naturalité : Traduction adoptée du terme anglais « wilderness », la naturalité est un néologisme dont la définition fait encore débat. La plupart des auteurs s’accordent à dire que la naturalité d’un écosystème est une variable continue qui s’apprécie le long d’un gradient. Dans les écosystèmes, le degré de naturalité n’atteint jamais la note 100 et descend rarement à 0. Aucun écosystème n’échappe en effet aux changements globaux induits par les activités humaines (changements climatiques et pollution atmosphériques) - d’autre part, tous les milieux même artificiels sont spontanément colonisés par des organismes vivants. Le gradient de naturalité représente la similitude avec un « état naturel supposé », pour lequel il n’existe pas toujours de référence aisément accessible. Dans la pratique, la gestion en faveur de la naturalité des écosystèmes repose sur deux concepts : la naturalité anthropique (absence d’intervention humaine) et la naturalité biologique (qui consiste à rapprocher un écosystème de son état naturel supposé, quitte à intervenir). En forêt, les caractères de naturalité regroupent la quantité de bois morts et de gros arbres, la présence de stades âgés, la variété structurale des peuplements, l’autochtonie des essences, la régénération naturelle. On pourrait ajouter la présence de taxons peu mobiles d’intérieur forestier
  • Paysage (écologie du) : discipline étudiant la répartition spatiale d'éléments (habitats par exemple) au sein de milieux hétérogènes, à l'échelle du paysage, c’est-à-dire d’une région géographique étendue (qui occupe plusieurs kilomètres carrés, comprend des motifs répétitifs et regroupe un assemblage d’écosystèmes). Parterre de coupe : n.m, partie d’une parcelle forestière passée en exploitation.
  • Peuplement : en écologie, synonyme de communauté. Dans le cas particulier des sciences forestières, le peuplement désigne l'ensemble des ligneux (arbustes et arbrisseaux exclus) qui poussent sur une surface déterminée
  • Plantation forestière : les plantations forestières sont des domaines forestiers établis artificiellement par plantation ou par semis. Les arbres appartiennent généralement à la même espèce (qu’elle soit indigène ou introduite), ont le même âge et sont espacées de manière régulière. L’objectif des plantations forestières peut être la production de bois et de produits non ligneux (plantations de production) ou la fourniture de services écosystémiques (plantations de protection).
  • Plaquettes : fragments ou copeaux de bois obtenus par déchiquetage - la plaquette forestière est le résultat du broyage par des engins mécanisés (broyeurs à couteaux) des rémanents d'une exploitation forestière ou de bois de faible diamètre
  • Population : Ensemble des individus d’une espèce donnée sur une zone donnée, et qui ont la possibilité physique de s’interféconder.
  • Porteur : engin doté d’un plateau et d’une grue permettant le débardage des bois par portage
  • Produits connexes : produits restant après le sciage, c’est-à-dire les écorces, les sciures, copeaux de rabotage et poussières de ponçage, les chutes et délignures
  • Régime sylvicole : Mode de renouvellement des peuplements forestiers. Dans le régime de taillis, le peuplement est rajeuni à partir de drageons ou de rejets de souche. Dans le régime de futaie, le peuplement est régénéré à partir de graines (semis ou plants). Le régime du taillis-sous-futaie associe les deux modes de renouvellement précédents. Une fois le régime sylvicole choisi, le forestier peut jouer sur le traitement sylvicole, c'est-à-dire sur l'organisation des travaux et coupes d'amélioration.
  • Rémanent : Résidus d’exploitation constitués par les branches, bois, purges, débris végétaux divers laissés sur le parterre de coupe après exploitation et vidange des produits marchands. On distingue les gros rémanents (grumes abandonnées, souches, purges, houppiers non démembrés) des petits rémanents (rameaux, branches, écorces, houppiers démembrés).
  • Renouvellement (d’un peuplement) : Remplacement d'un peuplement, par voie de régénération naturelle ou artificielle.
  • Résilience : Rapidité avec laquelle une communauté recouvre son état initial après avoir subi une perturbation l'ayant écarté de cet état.
  • Résineux : les arbres sont couramment regroupés en deux grands ensembles : les feuillus d’un côté et les conifères ou résineux de l’autre. En botanique, cette distinction relève de deux groupes distincts au sein des Phanérogames. Les conifères forment le groupe principal des Gymnospermes, qui comprennent aussi des groupes plus primitifs auxquels appartiennent les Cycas ou les Ginkos. Leurs graines sont souvent situées à la base d’écailles ligneuses regroupées sous forme d’épis : les cônes. La plupart des conifères possèdent des cellules sécrétrices de résines, dans leurs écorces, leurs feuilles ou leur bois, d’où l’appellation courante de résineux. Parmi eux :Douglas, Epicéa commun, Pin maritime, Pin sylvestre, Sapin pectiné.
  • Résistance : Capacité d'une communauté à ne pas s'écarter de son état initial (du moins à s'en écarter le moins possible) lorqu'intervient une perturbation
  • Ressource forestière : La ressource est la quantité de bois existante dans une zone à une date donnée. La ressource forestière est quantifiée par l'Inventaire forestier national.
  • Révolution : nombre planifié d'années séparant la formation ou la régénération d'un peuplement forestier et le moment où ce même peuplement est abattu aux fins de récolte finale. L'âge du peuplement au moment de la récolte est qualifié d'âge d'exploitabilité s'il coïncide avec la révolution, et d'âge d'exploitation s'il en diffère. Dans le cas des systèmes de récolte sélective, on emploie parfois les expressions âge moyen d'exploitabilité ou âge moyen d'exploitation au lieu de l'expression âge d'exploitabilité
  • Ripisylve : forêt riveraine des cours d’eau. Au sens littéral « bois de berge », il s’agit du premier rideau riverain d’arbres ou d’arbustes que l’on rencontre à partir du lit de la rivière. Sa composition végétale, déterminée par son alimentation hydrique, est directement liée à la dynamique de la rivière (crues, niveaux d’étiage).
  • Rotation : délai séparant deux passages successifs d'une coupe de même nature (régénération, éclaircie, jardinage, taillis) sur la même unité de gestion
  • Rudérales : désigne des organismes croissant dans des sites fortement modifiés par l'homme : décombres, terrains vagues,…
  • Saproxylique : se dit d’un organisme qui dépend, au cours de son cycle de vie, du bois mort ou moribond - debout ou à terre - ou des champignons du bois, ou de la présence d'autres organismes directement associés à ces substrats
  • Saproxylophage : se dit d’un organisme qui se nourrit de tissus ligneux décomposés
  • Service écosystémique : les écosystèmes rendent de nombreux services dits services écologiques ou services écosystémiques qu'on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu'elles aient à agir pour les obtenir : Ce sont par exemple la production de l'oxygène de l'air, l'épuration naturelle des eaux, les ressources qui nourrissent les animaux domestiqués ou chassés, l'activité des pollinisateurs des cultures, des organismes qui produisent et entretiennent l'humus, la séquestration naturelle de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol, ou encore le recyclage permanent des nutriments et de la nécromasse par les animaux, champignons, bactéries. On y inclut parfois les aménités gratuitement offerte par la nature comme la beauté des paysages
  • Soutrage : pratique ancestrale consistant à enlever la litière morte de la forêt pour s’en servir comme amendement agricole ou litière pour les animaux
  • Stade phénologique : Stade de développement de la plante au cours de la saison de végétation (germination, débourrement, élongation, montaison, épiaison, aoûtement, changement de couleur ou chute des feuilles, …).
  • Structure (d’un peuplement) : Mode d'assemblage des arbres sur le plan horizontal (pied à pied, bouquets, parquets, … ) et sur le plan vertical (étagement des houppiers). En mode de traitement irrégulier, la structure est caractérisée par la présence ou non d'étagement et par la répartition des classes de diamètres (petit bois, menu bois, gros bois) en % ou en nombre de tiges par hectare.
  • Sur-bille : voir bille
  • Surface terrière : Elle correspond à la surface des sections transversales des troncs à 1,30 mètre du sol. On l’exprime en m2 par hectare.
  • Taillis : Peuplement forestier composé d'arbres issus de rejets de souches, de drageons ou marcottes : moyens de reproduction végétative
  • Taillis-sous-futaie : Peuplement forestier constitué d'un taillis simple surmonté d'une futaie d’arbres d'âges multiples de la révolution du taillis.
  • Taux de prélèvement : quota définissant lors d’une coupe le pourcentage d’arbres à enlever
  • Taxon, ou taxum : unité systématique telle qu'une famille, un genre, une espèce
  • Traitement (sylvicole) : Le traitement sylvicole caractérise la nature et l'organisation des opérations sylvicoles dans une unité de gestion. Il conduit l'évolution de la structure du peuplement forestier.
  • Trouée : Ouverture forestière liée à la chute d'un ou de plusieurs arbres par chablis ou coupe
  • Vidange : opération de débusquage et/ou débardage permettant de transférer les bois de la zone d’abattage à un lieu accessible aux camions.
  • Xylophage : se dit d’un organisme qui se nourrit de tissus ligneux
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